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Mesures au déflectographe Lacroix

L’avantage essentiel de cette mesure est qu’elle est continue, dans les 2 bandes de roulement d’un poids lourd, traditionnellement dénommées « axe » et « rive ».Nombre de routes présentent en effet des structures (et des comportements) variables dans le profil en travers.

Traditionnellement la déflexion caractéristique est definie sur des zones homogènes. 

Une fois le découpage, en zone homogène, effectué selon un algorithme  ((Dumesnil-Adelée et Peybernard _1984), une moyenne et deux  écarts-types sont calculés.

Avec l'appareil DEFLECTOGRAPHE LACROIX, il  est possible de determiner de deux façons de déterminer le rayon de courbure:

 

 

  • par inclinomètre monté sur le bras, mais cette mesure est relativement peu usitée par manque de disponibilités de matériel aujourd'hui.
  • par l’enregistrement des déformations de la chaussée

Le rayon de courbure tel que calculé aujourd’hui  est plus difficile à interpreter et ne presente un intérêt pratique que dans certains cas (structure mixtes, structures bitumineuses à couches de forme traitée)

En fonction des types de chaussée, l'intérêt du rayon de courbure varie :

  • Sur des chaussées souples traditionnelles, il varie en sens inverse de la déflexion et est assez bien corrélé avec elle ; cela n’apporte quasiment pas de renseignements supplémentaires sur la chaussée,
  • Sur des chaussées semi rigides le calcul du rayon de courbure est sensible aux variations d’épaisseur des couches traitées et aux variations de température des couches de surface bitumineuses.Il est également affecté par les éventuelles fissures de retrait des matériaux traitées aux liants hydrauliques.Il atteint de ce fait des valeurs élevées non significatives, et présente en outre des dispersions élevées. 
  • Son exploitation est alors difficile, même si elle peut rendre service dans certain cas.
  • Dans des structures mixtes ou bitumineuses épaisses assez homogènes, il est possible de mettre en évidence des décollements de couches ou des dégradations dans les couches bitumineuses intermédiaire à l’aide du rayon de courbure. 

Il est toutefois prudent de confirmer par une ou deux carottes l’état réel des couches.